Delegated Proof-of-Stake Consensus

Partie 1/4 – Introduction

DPOS_Introduction

Définitions

Afin de rendre la lecture de ce document la plus agréable possible, nous nous devons de définir quelques termes et vous fournir quelques explications.

Un consensus : est un mot latin qui signifie « accord », au sens de « sentiment commun ».

DPOS : Delegate proof of stake. En français, on pourrait traduire cela par la preuve de participation par délégué. En gros, il s’agit d’un algorithme permettant à un ensemble de membres délégués (par la communauté) de vérifier un ensemble de transactions. Dans la suite du texte, nous utiliserons l’acronyme anglais DPOS.

Une blockchain : c’est une base de données, souvent appelée blockchain ou mainchain, qui contient l’enregistrement de tous les blocs validés et approuvés selon l’algorithme mis en place. Dans la suite du texte, nous utiliserons les termes blockchain et mainchain. La mainchain est la blockchain principale du réseau Lisk.

Un bloc : un ensemble de transactions effectuées sur le réseau est assemblé au sein d’un bloc (au sens imagé). Le bloc est alors traité selon l’algorithme mis en place afin soit d’être validé – donc ajouté dans la blockchain-, soit refusé (les transactions ne sont pas validées).

Un token : c’est un jeton, une unité, une pièce de la monnaie concernée. Pour le Lisk, le token est le LSK.

Le forging : action qui consiste à mettre 25 transactions dans un bloc et à le valider (forger) ou non dans la mainchain.

Un protocole démocratique

L’algorithme DPOS a été mis en place pour palier à certaines faiblesses d’autres mécanismes employés dans le monde des crypto-monnaies tels que le POW (proof-of-work – BitCoin, LiteCoin …) et le POS (proof-of-stake –  PeerCoin, NextCoin …).

En effet, l’ajout d’un bloc dans la blockchain est une tâche qui nécessite une très grande puissance de calcul (CPU ou autre) dans le cas des algorithmes de type POW. L’algorithme DPOS, quand à lui, ne nécessite pas de puissance de calcul particulière car il autorise un nombre définit d’acteurs à valider les blocs. Atténuant par la même occasion les impacts négatifs potentiels liés à la centralisation des tokens sur un seul portefeuille. Mais nous reviendrons sur ce dernier point plus tard …

Pour le Lisk, le consensus érigé autour de l’algorithme DPOS est le suivant : la communauté élit 101 délégués qui seront mandatés pour valider les blocs dans la mainchain. Chaque possesseur de token (donc de LSK) peut voter pour un nombre maximum de 101 délégués, élu sur base des critères choisi par le voteur.

Vive la démocratie !

Robustesse et flexibilité

Étant donné qu’à chaque bloc validé, le délégué reçoit une récompense de 5 LSK (cette récompense diminuera dans le temps). Les 101 délégués sont systématiquement en compétition pour rester dans le top des délégués qui forgent (qui valident les blocs).

Offrant ainsi un service toujours continu, sécurisé et efficace. Les nœuds hébergeant le cœur du système sont donc systématiquement à jour, la communauté peut faire des audits et, le cas échéant, estimé qu’un délégué ne rempli pas correctement ses fonctions. Il sera alors exclu du top 101 et un autre candidat méritant prendra sa place.

Au prochain article, nous traiterons de la suite de cette série, dédiée au mécanisme DPOS-Lisk, en parlant des blocs et de leur génération.

Sources: production personnelle

2017-09-22T23:33:02+00:00